La Chine ferme le site internet de Marriott

JW Marriott Pekin

La Chine a fait fermer le site internet en mandarin de Marriott après une “bourde” diplomatique présentant la région chinoise du Tibet comme un pays distinct.

Marriott demandait aux membres de son programme de fidélité d’indiquer leur pays de résidence. Parmi les options proposées, figuraient le Tibet, Hong Kong, Macao et Taïwan.

Or, la Chine affirme posséder une souveraineté indiscutable sur ces territoires et réagit systématiquement à toute tentative de les présenter comme des entités indépendantes.

Les autorités chinoises reprochent également au groupe hôtelier américain d’avoir “liké” le tweet (ci-dessous) d’un compte soutenant un Tibet séparatiste.

Dans les faits, le Tibet est une “région autonome” chinoise. Hong Kong et Macao sont, elles, devenues après leur restitution à la Chine dans les années 1990 des “régions administratives spéciales”, dotées d’une large autonomie.

Quant à l’île de Taïwan, elle est dirigée de facto de façon indépendante depuis 1949. Mais Pékin la considère toujours comme faisant partie du territoire national.

De nombreux internautes ont appelé (comme souvent) au boycott du groupe, qui a ouvert 124 hôtels en Chine, et qui n’a eu d’autre choix que de se confondre en excuses  :

Et on ne résiste pas à l’envie partager cette perle (humiliante) dénichée sur Weibo : “We sincerely apologize and thank guests and netizens for their candid feedback.

La sanction, qui concerne également leur appli mobile, devrait être levée en fin de semaine, maintenant que les “corrections” ont été apportées.

D’autres entreprises occidentales comme Zara ou encore Delta Airlines sont cette semaine dans le collimateur des autorités chinoises, comme le rapporte Les Echos, pour des motifs similaires. Après tout, quand ça marche, pourquoi s’arrêter en si bon chemin.

carrefour boycott chine

Et si vous avez une impression de déjà-vu, c’est qu’il y a 10 ans déjà, Carrefour avait fait l’objet d’un appel au boycott, par les internautes chinois, toujours à propos du Tibet.

Des militants pro-Tibet avaient, en effet, tenté d’arracher la flamme olympique à l’athlète paralympique Jin Jing lors de son passage à Paris. En vain.

Jin Jing Paris