Le cinéma hongkongais s’expose en France

Hong Kong cinema affiche

L’exposition “Hong Kong cinéma” sera visible du 19 juillet au 8 août au cinema de L’Isle-Jourdain (Gers), en partenariat avec l’association Le grizzli vert.

Au programme

Projections gratuites de films hong-kongais, discussions autour de l’avenir du cinéma et de la démocratie à Hong Kong, exposition de dessins de Rex Koo, artiste hong-kongais et atelier artistique animé par Camille Levert, résidente de ce territoire chinois.

L’illustrateur Rex Koo, un nostalgique du cinéma d’avant la rétrocession de Hong Kong à la Chine, est un célèbre illustrateur de cinéma de Hong Kong.

REX KOO

Né en 1977, Rex Koo a travaillé comme graphiste pour différentes agences et a notamment participé à la création de l’affiche du film «In the Mood for Love» de Wong Kar-wai. L’œil critique sur les mutations subies depuis la rétrocession, notamment par l’industrie du cinéma hongkongaise, il revoit avec nostalgie ses films préférés, ceux d’avant 1997.

Rex Koo exposition

Il en tire son inspiration pour un travail riche de dessins en couleurs tracés aux feutres aquarelle et poste ses illustrations sur sa page Facebook Rex Koo sometimes feels so blue.

Ce travail personnel, qui a déjà donné lieu à trois publications, est une collection d’arrêts sur image de grands classiques du cinéma hongkongais des années 80 et 90.

C’est alors l’époque des films de gangsters, ceux qui ont remplacé les poings du kung-fu par les automatiques, un dans chaque main (Le Syndicat du Crime, Une balle dans la tête, The Killer… de John Woo). Mais aussi celle des farces de Stephen Chow où violence extrême et humour paillard s’entremêlent avec la fluidité du mo lei tau, cette forme d’humour née à Hong Kong à la fin du 20ème siècle, et qui joue avec les effets de surprise, les incongruités, les anachronismes délibérés. Le mo lei tau et son irrévérence poussée à l’extrême, son anarchisme joyeux. Et bien sûr la magnifique vague des grands auteurs de films intimistes, Wong Kar-Wai (In the Mood for Love, Happy Together, Nos années sauvages …) et Stanley Kwan (Rouge, Center Stage …)

CAMILLE LEVERT

Camille Levert, pour sa part, ressuscite les lieux emblématiques d’une époque révolue du cinéma hongkongais. Elle se passionne pour les vieux studios Shaw, les anciens cinémas à l’architecture grandiose à demi en ruine, ou les petits cinémas désaffectés sur les îles comme Cheng Chau.

Elle les photographie, et de cette moisson d’images réalise des photocollages tridimensionnels, une technique recréant l’illusion de la profondeur (quelques exemples dana la gallerie ci-dessus.)