Le Français Alain Robert escalade le Cheung Kong Center

Alain Robert Cheung Kong Center

Le français Alain Robert (surnommé “Spiderman”) a escaladé ce vendredi matin une des tours les plus connues de Hong Kong avant d’y déployer une “banderole de la paix”.

Un geste symbolique accompli au moment où Hong Kong vit sa pire crise politique, avec des manifestations quasi quotidiennes pour réclamer plus de démocratie.

Le grimpeur de 57 ans a gravi les 68 étages du Cheung Kong Center, qui est situé dans le quartier financier de Central, à la seule force de ses bras et sans aucune sécurité.

Lors de cette ascension, il a déployé un drapeau symbolisant la réconciliation entre la Chine et la Région Administrative Spéciale, sur lequel figurent les drapeaux chinois et hongkongais réunis, ainsi qu’une poignée de mains.

Avant de commencer à escalader le bâtiment, le Français a expliqué dans un communiqué que cette action était “un appel urgent à des consultations entre les hongkongais et leur gouvernement”. “Peut-être que ce que je fais fera baisser la température et provoquera des sourires. C’est en tout cas ce que j’espère”, a-t-il indiqué.

Une initiative mal accueillie ?

Force est de constater que l’initiative a été tièdement accueillie sur place par les hongkongais et des militants prodémocratie.

“Voulez-vous vraiment serrer la main des bouchers et des dictateurs ?”, a tweeté le caricaturiste chinois Badiucao, dissident basé en Australie.

“Cela montre que de nombreux étrangers ne comprennent pas le fond du problème entre Hong Kong et la Chine”, a réagi de son côté un internaute sur un forum.

Li Ka-shing à la barre…

Le Cheung Kong Center est une tour construite en 1999 et qui abrite le siège de la société que possède (mais ne dirige plus) Li Ka-shing, L’homme le plus riche de Hong Kong.

Li-ka shing a appelé vendredi les hongkongais à « aimer la Chine, aimer Hong Kong et vous aimer vous-même », alors que de nouvelles manifestations sont prévues tout au long du week-end malgré la menace d’intervention de la Chine.

Li Ka-shing, que l’on croyait retiré dans son monastère bouddhique flambant neuf, et qui ne s’était pas exprimé auparavant sur le mouvement de contestation qui secoue Hong Kong, a demandé à la population de “mettre fin à la violence”.

On peut donc penser que le timing de cette ascension n’est pas une coïncidence et que Li Ka Shing a lui-même autorisé, ou poussé l’idée de ce drapeau de la réconciliation.

Alain Robert, un habitué de Hong Kong

Alain Robert est déjà venu à plusieurs reprises escalader des immeubles à Hong Kong : il avait notamment escaladé deux fois le Cheung Kong Center.

Notre spiderman français est aussi un habitué des opérations promotionnelles puisqu’il a escaladé le Four Seasons Hong Kong en 2018 pour promouvoir le navet Skyscraper.

Précédemment, en 2014, Alain Robert avait escalade le Galaxy Macau dans le cadre d’un événement organisé autour de la sortie du film The Amazing Spiderman 2.

Source AFP – Dépêche originale modifiée (puisqu’il fallait bien que quelqu’un note que Cheung Kong Center appartient à Li Ka-shing).